Énergie et eau : de nouvelles hausses qui pèsent sur le pouvoir d’achat
L’été 2026 débute avec plusieurs augmentations qui risquent de peser une nouvelle fois sur le budget des ménages. Gaz, électricité et, à plus long terme, prix de l’eau : les dépenses indispensables continuent de progresser, alors qu’elles occupent déjà une place importante dans les dépenses quotidiennes.
Une hausse du prix du gaz depuis le 1er juillet
Depuis le 1er juillet 2026, le prix repère de vente du gaz naturel a augmenté de 7,4 % TTC. Pour les consommateurs disposant d’une offre indexée sur ce prix repère, cette évolution représente une hausse moyenne estimée à 2,70 euros TTC sur la facture du mois de juillet.
Cette augmentation s’explique notamment par l’évolution des coûts liés à l’acheminement et à la fourniture du gaz. Même si son montant peut sembler limité sur un seul mois, elle vient s’ajouter aux autres dépenses contraintes supportées par les ménages.
L’électricité également orientée à la hausse
L’article publié par Force Ouvrière le 4 juillet annonçait initialement une augmentation de la facture d’électricité d’environ 1 % au 1er août 2026, notamment en raison d’une hausse de 3,04 % du tarif d’utilisation des réseaux publics de distribution d’électricité.
Depuis cette publication, la Commission de régulation de l’énergie a présenté une nouvelle proposition. Le 16 juillet 2026, elle a proposé une augmentation moyenne de 2,5 % TTC des tarifs réglementés de vente de l’électricité au 1er août 2026. Cette proposition a été transmise au Conseil supérieur de l’énergie pour avis.
Cette évolution rappelle que les factures énergétiques restent soumises à de nombreux éléments : coût de l’approvisionnement, utilisation et entretien des réseaux, fiscalité et décisions réglementaires.
Le prix de l’eau pourrait fortement progresser d’ici 2040
Les perspectives concernant le prix de l’eau sont également préoccupantes. Une étude publiée en juin 2026 par La Banque Postale et Sfil, en partenariat avec Intercommunalités de France et WWF France, souligne l’importance des investissements nécessaires pour entretenir, renouveler et adapter les réseaux d’eau et d’assainissement.
Selon les scénarios étudiés, le financement du renouvellement des infrastructures pourrait nécessiter des hausses annuelles comprises entre 3,5 % et 6 % pour l’eau potable et entre 3,5 % et 4 % pour l’assainissement, jusqu’en 2040. Il ne s’agit pas d’une augmentation nationale déjà décidée, mais d’une estimation des efforts financiers qui pourraient être nécessaires pour maintenir les équipements.
Des dépenses essentielles de plus en plus lourdes
Ces augmentations concernent des besoins auxquels personne ne peut renoncer : se chauffer, s’éclairer, cuisiner et disposer d’une eau potable de qualité. Leur accumulation réduit progressivement le reste à vivre des salariés, des retraités, des demandeurs d’emploi et de leurs familles.
Face à cette situation, la question du pouvoir d’achat doit rester une priorité. La hausse des dépenses contraintes doit être accompagnée d’une véritable revalorisation des salaires, des pensions, des retraites et des prestations sociales.
Pour Force Ouvrière, les travailleurs ne doivent pas être les seuls à supporter le coût de l’augmentation de l’énergie et des investissements nécessaires à la modernisation des services essentiels. L’accès à l’énergie et à l’eau doit demeurer garanti à toutes et tous, à un prix juste et accessible.